Portrait


Ce blog n'existe pas.
Ce n'est qu'une vue de l'esprit et je suis réputée pour n'en avoir que très peu.
Balancer des mots sans aucun sens est à la portée de tous.
D'où l'irrationalité, l'absurdité de vouloir retracer par des mots ce qui n'existe pas.
Ne croyez en rien mais votez pour moi en 2007.

Non-sens

 
 
vivre en oh tarcie...

Mercredi 30 août 2006

Seules face au danger...

C’était chouette les vacances.

Une semaine au bord d’une plage de l’océan.

Malheureusement, trois jours avant notre départ un journal perfide nous annonçait que des requins traînaient à 10 mètres du bord de la plage en question.

Inutile de vous dire que les grenouilles n’en menaient pas large, partagées entre le désir de sauter dans les vagues et la trouille des quenottes de requins évidemment affamés….

Elles scrutaient l'horizon essayant de définir où l'aileron menaçant allait attaquer son premier vacancier ( puisque les vacanciers présents sur cette plage ne semblaient pas avoir lu  le journal perfide et continuaient à patauger, inconscients du danger....)

Ni une ni deux, je leur expliquais que les requins étaient de grands écolos et qu’il suffisait de mettre des tongs en plastique pour qu’instantanément ils se détournent, écoeurés, de leurs gambettes.

Dégoûtés par le plastique les requins ! L’odeur les faisait fuir à des kilomètres, retourner dans leurs pénates à l'allure d'une fusée machin truc qui dépasse le mur du son ( c'est à dire plus vite que ma nouvelle vieille voiture...) (quand elle roule ).

Ainsi nous avons sauvé la vie de toute une foule de gens, les malheureux ignoraient le rôle important que jouaient les sandales des filles.

De façon à continuer nos vacances tranquilles, ne voulant pas être la proie de journalistes amateurs de scoops et préférant rester anonymes, nous passions d’un air détaché devant les corps enduits d’huile solaire, mais… toujours les tongs à la main...!

Quelle bravoure ! De vraies héroïnes ! Du coup les grenouilles affichaient même un p'tit sourire condescendant envers la populace allongée sur le sable.

Quelques pas dans l’eau, équipées des chaussures miraculeuses et fini les dents de la mer pour toute la journée !

Sur le moment,  nous étions prêtes à affronter tous les dangers, pirates y compris! (du moment qu'ils venaient des caraïbes....faut pas exagérer non plus ! )

A nous les baignades, les sauts dans les vagues, les tasses d’eau de mer avalées et ... reniflées !

Toutes ces vies sauvées pour simplement 2 euros la paire !


Par krispastropfort - Publié dans : krispastropfort
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Mardi 29 août 2006


Ben voilà…aujourd’hui je vais faire un truc dégoulinant, mais dégoulinant de chez dégoulinant !  Qu’on pourrait pas faire mieux même dans le genre les Feux de l’amour ou
Alerte à Malibu ou Amour gloire et beauté et j’en passe et des meilleurs…

Est-ce la pluie ? L'apéro que je me suis enfilé avec Marsel dans la soirée après une rude journée de travail ? Peut-être votre honneur…. Pour ma défense, veuillez noter que je me suis tapée une tonne de dossiers pas rigolos rigolos, parlant de gens de plus en plus dans la mouise, genre au bord de l’asphyxie sociale, pas loin de coucher dehors et tout et tout mais c’est un autre débat…

Ce soir je vais juste être dégoulinante… Et tant qu’à faire, autant l’être jusqu’au bout, non ?

Voilà…

Je me rappelle de dimanches matins…. Enfant mon premier réflexe était de courir tous les dimanches matin dans le lit de mes parents, dès mon réveil.

Ma mère se levait alors pour préparer le déjeuner.

Et mon père me racontait des histoires….

De longues histoires parlant de magie, de fées, de pays fabuleux, d’aventures… La façon dont il prononçait le mot « poupée » de sa voix rauque, grave, avec une telle émotion … suffisait à m’émerveiller. Le mot poupée prononcé de sa bouche suffisait à me combler. Aucune poupée au monde n’aurait pu avoir la valeur de ce mot simplement prononcé.

Dans ses histoires la justice et l’honnêteté triomphaient toujours, ceci explique sans doute cela, qui m’aime me comprenne….

Et j’avais des frères et sœurs. Plus âgés que moi. Tellement plus âgés que c’était plutôt  dans le genre : « chiante la p’tite sœur » !….C’étaient mes héros mais ils ne l’ont jamais su.

Trois frères et deux sœurs. Le plus vieux des frangins c’était mon Balzac, le fou génial et énigmatique, le mystique ( il a failli devenir prêtre), mon poète et mon « sage ». Le moyen frangin mon complice, celui avec lequel l’école buissonnière devenait presque un rite tout en restant de l’aventure. Et le dernier des frangins, le rebelle, l’insoumis, le révolutionnaire dès ses dix ou douze ans, déjà en quête de justice ….

Evidemment Batman et consort faisait piètre figure à côté de ces trois là !

Pour les frangines c’est plus compliqué.

La grande sœur c’était ma princesse. Elle menait une vie à part, trépidante, mystérieuse, pleine de robes de bal, de soirées grandioses ou inévitablement elle ne pouvait qu'être la reine. Elle semblait vivre dans un monde que je ne pouvais qu'imaginer. Telle une princesse elle dictait sa loi et je m’appliquais à ne pas y faillir. Il faut dire que son courroux pouvait être terrible … !

 Moyenne sœur était une peste. Une peste que j’adorais.

Je me rappelle de l’anniversaire de mes treize ans.

Dès le matin la peste s’est transformée en amour, la « cruelle »   en ange….. Ballade en vélo, jeux diverses, histoires comme je les aimais ( contrairement à son habitude où histoires de vampires avec volets fermés et lumières éteintes contribuaient allègrement à mes peurs nocturnes), et même un cadeau dont je me souviendrais toujours. « Gigi » de Colette et un petit cœur monté en collier. Se consacrant totalement au moindre de mes désirs…..elle m’a offert le plus beau jour d’anniversaire de ma vie d’enfant.

Et puis nous avons tous pris un paquet d'années, mon imagination s'est faite un peu moins débordante....

Où sont-ils mes héros ?

Différents ? Pas vraiment. Plus humbles et plus humains. Plus lointains mais toujours présents.

Nous nous connaissons peu, vivons éloignés...trop éloignés. Jamais le mot amour n’est prononcé entre nous six. Par excès de pudeur ?

M’en fous ! Ce soir je me rappelle du baiser que j’ai posé sur un front trop froid. Et les soirs de grande tristesse j’aime évoquer mes héros d’enfant. Alors ce soir, que ça vous plaise ou non, au diable la pudeur …Je vous aime.


Par krispastropfort - Publié dans : krispastropfort
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