Un hurluberlu de grande pointure….
Cela faisait, croyez moi ou non, un sacré bout de temps que je n’avais rencontré ce genre de phénomène….
Peut-être depuis mes quatorze ou quinze ans…hier, quoi.
Genre artiste raté, qu’aurait pu être éducateur mais qu’a pas pu, acteur ou photographe mais qu’a pas pu, écrivain ou musicien mais qu’a pas pu non plus…(D’ailleurs pour simplifier je l’appellerai Kapapu)
Kapapu, donc... connaît tout, a tout vu, a réfléchi à tout, sait la vie, les femmes, regrette de n’avoir jamais gouté aux hommes (mais l’apapunonplus).
Il écrit depuis vingt cinq ans un bouquin qu’il destine à son poisson rouge et qui avance vite, vu qu’il a déjà presque fini le premier chapitre.
Il profère ses vérités avec emphase, même si celles-ci sont souvent incompréhensibles du fait qu'elles subissent
un vocabulaire mal maitrisé. Elles peuvent faire illusion...
Conditions obligatoires :
1 : l’alcool vous a assommé,
2 : la musique est à fond,
et 3 : vos paupières lourdes, très lourdes…..
Il jouit ainsi (enfin ! … diront certains…) d’une réputation construite auprès de personnes qui traînent leur vie avec ennui tout en rêvant de merveilleux, jouant pour un petit moment d’excitation à tout et n’importe quoi, se construisant des personnages pour mieux oublier qui ils sont, prônant des valeurs qu’ils ne respectent pas. Et notre Kapapu se croit alors, enfin, « pouvoir ».
Travaillant parfois dans le « pestacle » ( bal de printemps dans la salle communale de Stpétaouchnok, vu qu’son beauf est au conseil municipal) mais le plus souvent au chomdu, Kapapu gère sa vie avec entrain, nonchalance et légèreté.
Il passe d’une femme à l’autre, se fait jeter d’une âme à l’autre.
Il faut dire que pour lui la femme est incapable de réflexions " vu qu’elle a des « zovaires » ", dixit notre héro.
Tout juste si elle entre dans la catégorie des Humains. Nulle âme et nul esprit. Juste des reproductrices. Hystériques, simplement attachées à leur confort matériel et à leur pouvoir de procréation, bien sûr.
D’ailleurs la plupart du temps, si l'on suit son raisonnement, elles errent sans but
et sans idées à la recherche du mâle conciliant qui voudra leur consacrer un peu d’intérêt. Il le sait, il les connaît toutes, il me l’a dit.
"Toutes ? ... " l'ai-je interrogé d'un air misérable, supposant que ce n'était qu'une façon de parler,
"ne serait-ce pas un peu prétentieux ? "Ai-je ajouté de façon à ce que le bougre puisse me conforter dans l'idée rassurante que tout ceci n'était peut-être en fait qu'une simple boutade....
"Toutes ! "a-t-il déclamé d'un ton sentencieux, la moue au coin des lèvres, exprimant ainsi son mépris pour la pauvre vermine que je représentais...
Kapapu porte ainsi sa virilité comme ses vérités, avec emphase mais balbutiements.
Je déteste dire ça, mais je sens que ça va me faire du bien….
Kapapu est en fait tout juste bon à faire un individu.
Waow !!!! C’est booonnnn…. (Soupir extatique, hystérique, vénale …et avec stérilet)


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